VISUEL-ClipperzGrammies

 

Focus Grammies : Best Music Video

 

Dimanche s’annonce plutôt bien avec deux évènements de taille : la publication de notre 3ème playlist « C’est Dimanche » et la 58ème éditions des Grammy Awards. Les Grammies (ex Gramophone Awards, pour les OGs), sont remis aux meilleurs artistes et techniciens du domaine de la musique au cours d’une cérémonie organisée aux states. Ce sont un peu les Oscars de la musique et si les choix du jury ne font pas toujours l’unanimité, un Grammy reste l’une des plus grandes distinctions que l’industrie a à offrir.

Pour l’occasion on a décidé de faire un focus sur la catégorie qui met les Clipperz à l’honneur. Dans la catégorie Best Music Video Les nominés sont :

Arcade Fire – We Exist, réalisé par David Wilson.

  Dans ce clip Andrew Garfield troque le costume de Spiderman contre celui d’une blonde. Au fil des plans, on découvre un jeune homme en plein conflit avec sa sexualité. Les nombreuses scènes de danse ont été chorégraphiées par Ryan Heffington. La fin du clip a été tournée durant un live du groupe à Coachella, sans casser le personnage, Andrew garfield a donc fait face à la foule déguisé en femme.

 

DJ Snake, Lil Jon – Turn Down For What, réalisé par le duo DANIELS.

  Grammy ou pas ce clip est déjà entré dans l’histoire. Il traite lui aussi de la sexualité masculine mais, comme une réponse à We Exist, explore l’autre extrême. DANIELS est un duo de réalisateurs composé de Daniel Scheinhert et Daniel Kwan. Ce dernier tient le rôle principal dans la vidéo, oui, celui du mec atteint d’un mal inconnu qui contamine tout son bâtiment à coups de bassin. L’action s’inspire d’exemples bien réels de danses hyper-sexualisées comme le Daggering ou le Surra de Bunda. Au casting Sunita Mani membre du groupe de comédiennes Cocoon Central Dance Team. Au risque de casser le mythe, oui, Daniel Kwan portait bien une protection. Oui,  quelqu’un a vraiment pris le temps de construire des murs et des plateformes pour qu’ils soient détruits à coups de coquille anatomique. Paradoxalement, pour finir sur un mauvais jeu de mot, la vidéo est une invitation à sortir de sa coquille. Daniel Kwan résume bien cet esprit en disant : « Au final, ce clip parle d’une sorte de libération, chacun à sa chance de tout envoyer valser et de se lâcher »

 

Sia – Chandelier, réalisé par Sia et Daniel Askill.

  Le clip d’Arcade Fire partage aussi des similarités avec celui de Sia. En effet, le chorégraphe de Chandelier n’est autre que Ryan Heffington. Au sujet de Maddie Ziegler, la jeune danseuse de 11ans s’est vue attribué le rôle après que Sia le lui ai proposé sur Twitter. L’époustouflante performance de Maddie est à l’origine du succès du clip. Celui-ci a d’ailleurs été encensé par la critique et a notamment remporté le titre de la meilleure chorégraphie aux VMAs. Signe probant de sa popularité et de son impact, la vidéo est vite devenue virale et a engendré bon nombre de parodies.

 

Pharrell Williams – Happy, réalisé par We Are From LA.

  On ne présente plus Happy. Pour faire court et pour ceux qui ne le savent pas le collectif WAFLA est français, tout comme Yoann Lemoine, le directeur créatif de Pharrell. Dans son concept original le clip dure 24 heures et peut être visionné ici. Ce travail herculéen a nécessité la prise de 360 plans séquences. Pharrell quant à lui a accompli la prouesse de tourner 24 de ces séquences, toutes différentes, de la tenue à la gestuelle. Titre extrait de la BO du film Moi, Moche et Méchant 2 et de l’album G.I.R.L, Happy a eu un destin plutôt inespéré. Suite à la sortie du clip, le buzz a été quasi immédiat et s’est étalé sur plusieurs mois. L’engouement pour le concept du clip a été tel que des reprises ont été faites tout autour du globe. Au delà du buzz, on se souviendra de ce clip comme étant la preuve irréfutable que la joie est contagieuse.

 

Woodkid – ‘THE GOLDEN AGE’ feat. Max Richter ‘EMBERS’, réalisé par Yoann Lemoine.

  Encore un nom qui réapparaît et encore un scoop, Woodkid et Yoann Lemoine ne sont qu’une seule et même personne. Ce clip sert de conclusion à l’aventure musicale et visuelle narrée autour de l’album The Golden Age. Ce clip se distingue d’abord pour sa longueur, en près de 11mn c’est un véritable court-métrage. Il faut savoir que l’artiste a choisi d’allonger la durée du titre original spécialement pour la vidéo, pour cela il a choisi de collaborer avec Max Richter en retravaillant le titre Embers. Il faut aussi voir ce clip en perspective de ceux qui l’ont précédé dans le projet. Woodkid a veillé à ce que ce dernier clip se distingue en lui donnant un effet plus organique et charnel. Filmé caméra à l’épaule, pas de mouvements mécaniques ou de post-production. “C’est d’une certaine manière une carte postale de mon enfance, avec des souvenirs et des émotions de la campagne, assemblés en une oeuvre longue, libre et douce. »

 

Voici donc les cinq clips en compétition ce Dimanche, qui mérite de l’emporter selon vous ?

 

En bonus, visionnez les trailers des films nominés dans la catégorie Best Music Film :